Quand vos besoins vous donnent la direction de votre nouveau métier.

Mme A est une cliente rencontrée en outplacement. Lorsqu’elle vient chez moi, les premiers mots qu’elle me dit sont : « il n’est pas question que je reste chez moi sans rien faire, dans 3 semaines, je dois avoir retrouvé du travail ». Mme A a 47 ans, une carrière en marketing dans un groupe hôtelier important et une vie effrénée, avec de nombreux voyages à l’étranger.

Je lui fais comprendre qu’après un licenciement, il est nécessaire de prendre du temps, de faire son deuil pour repartir d’un bon pied et pour mettre toutes ses chances de son côté.

Après 3 mois de séances de coaching en groupe, elle me dit que finalement, lever le pied, respirer, profiter de sa famille sont des choses qu’elle n’a jamais pu faire en 25 ans de travail et qu’elle apprécie de pouvoir accueillir son fils quand il rentre à la maison. Mais elle est angoissée à l’idée du chômage et donc, elle fait le choix de reprendre un travail très vite, même s’il ne correspond pas à ce qu’elle faisait avant, et de continuer à chercher un autre travail par la suite. Elle se retrouve à travailler dans le service de communication d’un hôpital, où elle a un salaire inférieur à ce qu’elle gagnait auparavant mais où elle bénéficie d’un horaire « plan-plan » pour reprendre ses termes: 9h-17h, et à 10 minutes à pied de chez elle. Trois mois plus tard, je la contacte pour savoir comment elle va. Elle ne cherche plus un autre travail parce qu’elle apprécie tellement sa nouvelle vie. Enfin elle réalise qu’elle peut travailler sans s’épuiser, qu’elle peut profiter de sa vie à côté, qu’elle A une VIE !

Que s’est-il passé chez Mme A ? Qu’en est-il de « dans 3 semaines je veux un travail » à « au bout de 3 mois, je respire », qu’en est-il du prestige de son métier de directrice marketing par rapport à un métier de communication dans un hôpital ?

Mme A, ayant été obligée de prendre du temps pour elle, a réfléchi à ses besoins :

  • avoir du temps pour elle et sa famille : besoin de liberté et de se préserver
  • travailler à un rythme plus humain: besoin de repos
  • profiter de sa maison : besoin de repos
  • travailler pour être indépendante financièrement : besoin de liberté, de stimulation
  • continuer à jouir d’un réseau social et professionnel : besoin de communauté
  • être présente pour son fils: besoin de proximité

Comme elle n’y avait jamais réfléchi, c’est en ayant accepté son nouveau poste qu’elle s’est rendu compte des besoins qu’elle n’avait jamais satisfaits jusque-là. Et ce qui était au départ un job alimentaire lui permettant de ne pas « tomber sur le chômage » et lui « éviter l’angoisse de ne pas retrouver du travail » s’est avéré un travail qui lui correspondait parfaitement. Si elle n’avait pas été menacée de chômage, aurait-elle osé faire le pas ? Aurait-elle écouté ses besoins pour changer de métier ? Ou aurait-elle attendu de s’épuiser pour se rendre compte de ses frustrations ? 

Et vous, quels sont vos besoins ? Est-ce que votre métier exercé dans les conditions que vous connaissez y répond  ? Et si vous cherchez à vous réorienter, quels métiers pourraient vous permettre de les satisfaire ?

Voici une liste de sentiments et besoins. La page 2 vous permettra éventuellement de mettre des mots sur certains besoins.

https://spiralis.ca/spiralis/wp-content/uploads/2016/06/2016-03_LISTE-S-B.pdf

 

 

 

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